Marie-Claire Alain joue Jehan Alain - l'oeuvre pour orgue
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Sep 3, 2024 Sold Date
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Jehan Alain – Marie-Claire Alain – L’Œuvre Pour Orgue · Enregistrement Intégral
Erato – EDO 250/252 L'encyclopedie de l'orgue – 50/52, L'Orgue Français, L'Epoque Contemporaine Coffret 3 x Vinyle, LP, Stereo 1974
A Trois Dances : Joies - Deuils - Luttes21:02
Suite Pour Orgue  B11. Introduction Et Variations7:42 B22. Scherzo4:13 B33. Choral4:45 B4Premier Prélude Profane2:53 B5Deuxième Prélude Profane3:12 B6Monodie2:08
C1Litanies4:03 C2Variations Sur Un Thème De Clément Janequin5:32 C3Le Jardin Suspendu6:09 C4Prélude Et Fugue6:15
D1Première Fantaisie4:21 D2Deuxième Fantaisie6:02 D3Climat2:50 D4Lamento3:53 D5Berceuse Sur Deux Notes Qui Cornent3:03
E1Intermezzo5:31 E2Postlude Pour L’Office De Complies4:33 E3Deux Danses à Agni Yavishta4:07 E4Petite Pièce2:52 E5Aria7:10
F1Choral Dorien4:22 F2Choral Phrygien3:20 F3Choral Cistercien1:27 F4Variations Sur « Lucis Creator »4:11 F5Grave2:13 F6Ballade En Mode Phrygien2:12 F7Andante (De La Suite Monodique)3:58

Enregistré à la basilique Saint-Christophe de Belfort



Marie-Claire Geneviève Alain est une organiste concertiste française, née à Saint-Germain-en-Laye le 10 août 1926, et morte au Pecq le 26 février 2013. Elle compte parmi les plus illustres organistes de sa génération, de réputation internationale. Les critiques sont unanimes à louer la clarté lumineuse de son jeu, la pureté de son style, la musicalité intense et vivante de son interprétation et sa maîtrise dans l’art de la registration. Marie-Claire Geneviève Alain est née le 10 août 1926 à Saint-Germain-en-Laye au sein d'une famille de musiciens. Elle est la fille du compositeur et organiste Albert Alain et de Magdeleine Alberty. Elle est la sœur benjamine du compositeur et organiste Jehan Alain (1911-1940), de Marie-Odile et Olivier Alain, musicologue et compositeur. Mariée à Jacques Gommier en 1950, elle a deux enfants et six petits-enfants. Son époux est mort en 1992. Après des études secondaires à l'Institut Notre-Dame de Saint-Germain-en-Laye, elle est élève de Yves Nat au piano, elle suit les cours du Conservatoire national supérieur de Paris où elle est élève de Marcel Dupré, de Maurice Duruflé et de Simone Plé-Caussade. Elle obtient les cinq premiers prix d'harmonie, de contrepoint, de fugue, d'orgue et d'improvisation. Elle est également diplômée en pédagogie musicale.Elle commence sa carrière, en 1937 dès l'âge de 11 ans, comme suppléante de son père à l'orgue de l'église Saint-Germain de Saint-Germain-en-Laye. Elle sera titulaire de cet orgue à la mort de son père en 1971. Durant toute sa carrière (1950-2010), elle donnera plus de 2 500 concerts à travers le monde. À Paris, elle joue notamment aux grandes orgues de Saint-Étienne-du-Mont, de la Christuskirche et de Saint-Merri. À Lyon, elle enregistre César Franck à Saint-François-de-Sales et joue à Saint-Pothin sur invitation d'Adrien Rougier. Elle intervient également à plusieurs reprises au festival de La Chaise-Dieu, sur l'invitation de Guy Ramona et sous la direction de Jean-Claude Malgoire notamment; Elle y enregistrera l'intégrale du livre d'orgue de Nicolas de Grigny. Marie-Claire Alain avec Maurice André au Festival Bach de Saint-Donat en 1969. Pédagogue très recherchée, justement fameuse pour ses conférences avec illustrations musicales qui l'ont amenée dans les plus prestigieuses universités américaines, canadiennes, japonaises et dans tous les grands conservatoires européens, elle fonde son enseignement sur les études musicologiques approfondies qu’elle ne cesse d’effectuer dans les domaines de la littérature organistique et de l’exécution de la musique ancienne, romantique et symphonique. Elle fut chargée du cycle de formation professionnelle pour organistes dans le cadre du conservatoire national de région de Paris (de 1994 à 2000) après avoir enseigné au conservatoire de Rueil-Malmaison de 1978 à 1994. Elle fut aussi professeur à l'académie d'orgue d'été de Haarlem aux Pays-Bas aux côtés de Anton Heiller, Luigi Ferdinando Tagliavini et Gustav Leonhardt chaque année de 1956 à 19722 puis ponctuellement en 1974, 1982, 1994. Elle a créé l'académie Jean-Sébastien Bach de Saint-Donat (Drôme) où elle a dirigé l'académie internationale d'été pour organistes autour de l'orgue Schwenkedel (1977 à 1991). Elle est l'invitée permanente de l'académie d'orgue de Romainmôtier (Suisse) (1991-2009) où elle a dispensé ses cours sur l'orgue restauré de la famille Alain. Marie-Claire Alain a fait partie de la Commission des orgues non protégées, du ministère de la Culture (1970-2009) et a longtemps fait partie de la Commission supérieure des monuments historiques pour les orgues2 de 1966 à 1984 et de 1998 à 2006. En 1975, elle inaugure l'orgue de la Sainte-Chapelle du château des Ducs de Savoie, à Chambéry, dont elle a dirigé la reconstitution, participant ainsi aux festivités du tricentenaire de l'instrument. En 1977, elle dirige la réfection du grand orgue de la cathédrale Saint-Étienne de Bourges. La discographie exhaustive a été dressée par Alain Cartayrade et a fait l'objet d'une publication dans la revue L'Orgue. Ses enregistrements, en majeure partie chez Érato : plus de quatre millions de disques vendus, deux disques d’or, un laser d'or remis par l'Académie du disque français. Elle a réalisé plus de 220 gravures sur disque et plus d'une soixantaine de CD. Intégrales : J. S. Bach (trois intégrales), Buxtehude, Bruhns, Georg Böhm, Couperin (3 versions), Grigny (3 versions), Daquin, Pachelbel, Mendelssohn, Franck (2 versions), Jehan Alain (3 versions) et les concertos de Poulenc, Chaynes, Haendel, J. S. Bach, C.P.E. Bach, Haydn, Mozart, Vivaldi, Charpentier (Te deum H 146) la plupart avec l'orchestre de chambre Jean-François Paillard, et qui lui ont valu plus de quinze Grands Prix du disque et de nombreux Diapasons d’or. Liszt, Widor, Vierne et Messiaen ont aussi fait l'objet de plusieurs CD. Elle a, entre autres, réalisé de nombreux enregistrements d'œuvres pour trompette et orgue avec le trompettiste Maurice André. En 1966, elle enregistre la Symphonie no 3 avec orgue de Camille Saint-Saëns sous la direction de Jean Martinon. Avec les mêmes interprètes elle enregistre en 1971 le Concerto pour orgue, Timbales et Orchestre de Francis Poulenc. En 1991, elle est de nouveau à l'orgue pour la Symphonie no 3 de Saint-Saëns, cette fois sous la direction de Georges Prêtre. En 2001 elle est à l'orgue pour l'enregistrement du Te deum de Berlioz sous la direction de John Nelson. Sa première intégrale de l'œuvre pour orgue de J. S. Bach en 24 disques (1959-1967) lui valut le prix Edison (Amsterdam) et celui de la plus grande réalisation phonographique mondiale Académie Charles-Cros (Paris) en 1968. La ville de Lübeck lui a décerné (1976) le prix Buxtehude, couronnant son action en faveur de la musique ancienne allemande. À Copenhague elle s'est vu attribuer le prix de musique de la Fondation Léonie Sonning pour sa deuxième intégrale J. S. Bach (1980). À cette occasion, elle a été décorée de l'Ordre royal de Dannebrog. La ville de Budapest lui a décerné le prix Franz Liszt (1987). L'American Guild of Organists (AGO), section New York, l'a déclarée Interprète de l'année en 1984 et l'American Guild of Organists lui a attribué en 1999 sa plus haute récompense pour son immense carrière.


La cathédrale de Belfort a été construite en tant qu’église abbatiale entre 1727 et 1750, sur les plans de l’architecte Mareschal, ingénieur du roi. La construction ne sera véritablement terminée qu’avec l’achèvement de la tour sud en 1845. L’édifice construit en grès rose du pays est en forme de croix latine, se composant d’une nef et de deux bas- côtés séparés par des piliers rectangulaires, d’un transept saillant et d’une abside terminée par un chevet semi-circulaire. L’intérieur renferme un riche patrimoine mobilier, dont des statues d’Antoine Cupillard et des tableaux de Gustave Dauphin. L’église a été classée aux Monuments Historiques en 1930. Elle fut élevée au rang de basilique en 1952 avant de devenir la cathédrale du nouveau diocèse de Belfort-Montbéliard en 1979. C’est la plus jeune cathédrale française.L’orgue monumental qui orne le fond de la nef a été construit entre 1749 et 1752 par Jean-Baptiste WALTRIN, fils de Joseph WALTRIN, établi à Ensisheim (Haut-Rhin) puis à St Ursanne (Jura-Suisse). L’instrument comptait trente jeux sur trois claviers et pédalier.En 1816, François CALLINET de Rouffach (Haut-Rhin) restaure l’instrument. Il augmente l’étendue des claviers et avance le buffet.En 1848, Joseph CALLINET, successeur de son père François, effectue une grande restauration de l’orgue. Le grand buffet est augmenté de deux plate-faces et des deux tourelles latérales et est placé sur une tribune surélevée. Le Positif conserve sa position originale et une division de Récit est implantée au-dessus du Grand-orgue. La disposition nouvelle accueille des jeux romantiques mais CALLINET conserve une grande partie de la tuyauterie de WALTRIN.Pendant la guerre de 1870 et le siège de Belfort, la cathédrale et l’orgue eurent à souffrir des bombardements. Claude-Ignace CALLINET effectue les réparations et romantise encore un peu plus la disposition sonore.Dans la première moitié du 20ème siècle, l’instrument est peu ou mal entretenu.En 1966, la chute d’un mur lors d’une tempête cause de très gros dégâts à l’orgue.C’est la maison de Curt SCHWENKEDEL de Strasbourg (Bas-Rhin) qui restaure entièrement l’instrument, sous les conseils de Michel Chapuis. Cette reconstruction préserve les jeux historiques encore présents à près de 70% et redonne à l’orgue sa couleur sonore originale.En mai 1971, l’orgue qui comporte alors 52 jeux sur quatre claviers et pédalier est inauguré par un récital de Michel Chapuis.


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