PIERRE LAVAL 1935 1945 RARE DOUBLE LP 33 TOURS VINYLS SERP WWII HOMMES & FAITS
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Mar 26, 2013 Sold Date
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TRES BON ETAT DISQUES ET POCHETTE Allocutions et discours - Hommes et faits du XXe siecles Pierre Laval Serp 33T DEUX DISQUES VINYLS SERP HF 27 Pierre Laval, né le 28 juin 1883 à Châteldon dans le Puy-de-Dôme et fusillé le 15 octobre 1945 à la prison de Fresnes dans le département de la Seine (actuellement Val-de-Marne), est un homme politique français. Plusieurs fois président du Conseil sous la Troisième République, il est, immédiatement après Philippe Pétain, la personnalité la plus importante de la période du régime de Vichy et le principal maître d'œuvre de la politique de collaboration d'État avec l'Allemagne nazie. Ayant puissamment aidé à la fondation de « l'État français », il est vice-président du Conseil et dauphin désigné du maréchal jusqu'à son éviction soudaine le 13 décembre 1940. Il revient au pouvoir avec le titre de chef du gouvernement, du 18 avril 1942 au 19 août 1944. En fuite à la libération, puis arrêté, il est condamné à mort pour trahison par la Haute Cour de Justice et fusillé le 15 octobre 1945.Pierre Laval est originaire d'une famille modeste de la petite bourgeoisie. Il est le fils de Gilbert, aubergiste et commerçant de chevaux à Châteldon et de Claudine Tournaire. Son ascension sociale lui permit en 1931 de racheter le château du bourg où il est né en 1883. De ses origines populaires, Laval garda toute sa vie un parler direct et familier, volontiers badin, souvent très croustillant, dont témoignent de multiples propos rapportés par ceux qui l'ont rencontré. Cela ne doit pas dissimuler son bagage culturel acquis. Pour pouvoir payer ses études, il est « pion » dans divers lycées de la région lyonnaise. Il obtient son baccalauréat puis une licence en sciences naturelles avant d'opter pour le droit, de s'installer à Paris comme avocat en 1907 et entrer en franc-maçonnerie, probablement au grand Orient1. Le jeune député socialiste[modifier] En 1903, il avait adhéré au Comité révolutionnaire central, qui se fondra dans la SFIO en 1905 et portait une cravate rouge. Appelé sous les drapeaux en 1903, il y était resté un an simple soldat et s'était fait réformer pour cause de varices. En 1909, Pierre Laval épouse Jeanne-Eugénie Claussat, fille du maire radical-socialiste de Chateldon et sœur du conseiller général socialiste Joseph Claussat plus tard député de Thiers. Le couple s'installe à Paris et Laval commence une carrière « d'avocat des pauvres », proche des syndicalistes de la CGT. La première affaire qui lui vaut la célébrité est d'obtenir l'acquittement d'un certain Manhès, syndicaliste révolutionnaire inculpé de détention d'explosifs et de manuels anarchistes. Après l'affaire Manhès, il gagnera bien sa vie en exerçant le métier d'avocat. En 1911, il est candidat socialiste malheureux à une élection législative partielle dans la circonscription de Neuilly-Boulogne, mais en 1914, Laval est élu député de la circonscription d'Aubervilliers. Ce sont les syndicats qui avaient insisté pour l'avoir comme candidat. À 31 ans, il est le benjamin des 103 députés socialistes1. Lorsque éclate la Première Guerre mondiale, Laval ne renie pas ses convictions pacifistes, mais il ne s'oppose pas à l'Union sacrée à laquelle se sont ralliés les socialistes. Exempté définitif, il ne part donc pas au front. À partir de 1915, Laval se retrouve, comme Jean Longuet, dans les rangs des minoritaires socialistes, critiques vis-à-vis de l'union sacrée, mais à partir de 1917, il désapprouve ceux de son parti, majoritaires, qui prennent leurs distances avec Clemenceau dont le programme tient dans les mots « Je fais la guerre ». Clemenceau lui avait proposé en novembre 1917 le poste de sous-secrétaire d'état à l'intérieur, aux côtés du ministre Georges Mandel, mais les socialistes avaient refusé tous les postes ministériels. Aux élections législatives de novembre 1919, Laval est tête de liste socialiste dans le quatrième secteur de la Seine, qui comprend toute la banlieue. Les socialistes subissent une déroute à cette élection qui donnera la chambre bleu horizon. Laval reste adhérent, mais prend ses distances avec les socialistes. Comme avocat, il continue à défendre la CGT. Au congrès de Tours, sa section d'Aubervilliers passe du côté communiste. Après 1922, il ne reprendra pas sa carte2. Maire d'Aubervilliers, homme d'affaires et gentleman-farmer[modifier] Laval devient maire d'Aubervilliers aux élections partielles 1923, mandat qu'il conserva jusqu'à la Libération. À l'élection de 1923, sa liste est en compétition avec une liste de la SFIO, une autre du Parti communiste et une liste « modérée ». Il a constitué son équipe avec des transfuges de la SFIO, des exclus de la SFIC et des notables. Son adjoint et éminence grise à la mairie est André Guénier. Laval, l'homme sans parti, règnera sur la ville par un réseau d'influence. Plus qu'aucun autre homme politique, il accorde une place très large aux amitiés. Un autre de ses adjoints, Maurice Foulon, créera le Parti socialiste indépendant qui ne dépassera pas les limites de la ville. Son réseau s'étend aux maires des communes voisines, qu'ils soient affiliés à la SFIO ou soient marqués à droite. Aux élections de 1924, Laval fait alliance avec le cartel des gauches. En 1927, ses amitiés avec les maires des communes voisines lui permettront d'abandonner son mandat de député pour celui de sénateur de la Seine3. En marge de son activité de sénateur-maire d'Aubervilliers, Pierre Laval continue une carrière professionnelle privée. Avocat prospère, il réussit à faire fructifier des économies, et, en 1927, en empruntant de l'argent, il est en mesure de racheter la majorité des actions de la Société des Imprimeries Montlouis et du journal Le Moniteur du Puy-de-Dôme, organe radical proche d'Étienne Clémentel, grâce auquel il pousse les radicaux du Puy-de-Dôme à rompre avec les socialistes, en particulier lors des élections cantonales de 1928 et 19314. Il se montre homme d'affaires avisé et fera fortune en tant que patron de presse et de radio. Il a en effet racheté Radio-Lyon en 1928, puis Le Lyon républicain. Il participe, toujours en 1928 à la création d'une agence de publicité, le Crédit commercial de la publicité. Plus tard, il réussira à s'emparer d'autres quotidiens de province : La Sarthe, l'Écho républicain de l'Ouest, le Régional de l'Ouest, le Petit Var et le Petit Niçois. En 1931, en réalisant une plus-value de trois millions de francs, il revend tous ces journaux à Raymond Patenôtre tout en en conservant le contrôle politique. Il a ainsi les moyens de rembourser ses dettes et de devenir propriétaire à part entière des Imprimeries du Montlouis du Moniteur du Puy-de-Dôme et de Radio-Lyon5. En 1931, Laval achète le château de son village natal Châteldon. Jusqu'à la fin de sa vie, il restera le châtelain de Châteldon et s'attachera à remettre en service les trois sources thermales qu'il peut capter sur le terrain d'un hectare et demi qui jouxte le château. L'eau de Châteldon assurera une cinquantaine d'emplois au village et resserrera les liens entre l'avocat auvergnat et les gens de son village6. En 1923, il avait investi une partie de ses économies dans le domaine de Corbières, à Moussonvilliers, en Normandie, où il élevait des chevaux et des vaches sur les 120 hectares du domaine. Pour Fred Kupfermann, Laval est complètement indifférent à ce qui ne concerne pas ses deux passions, la politique et les animaux. Il ne revendra le domaine qu'en 1936, avec un beau bénéfice, pour se replier sur son fief du centre de la France, Lyon, Clermont, Chateldon7. Son enrichissement, qui parait trouble pour une partie de l'opinion, contribue à son impopularité. Celle-ci sera renforcée, avant guerre, par sa politique déflationniste. Lors des élections sénatoriales de 1935, au terme d'un conflit avec Étienne Clémentel, il se fait élire dans le Puy-de-Dôme, grâce aux voix de la droite et des radicaux4. L'homme d'État[modifier] Aux Élections législatives françaises de 1924, Laval conduit la liste du Cartel des gauches dans le département de la Seine. La liste arrive après celle du parti communiste, mais Laval devient député et en avril 1925, il entre au gouvernement Painlevé comme ministre des travaux publics et restera ministre jusqu'en juin 1926, notamment dans les trois cabinets que forme Aristide Briand entre novembre 1925 et juin 19268. C'est dans un gouvernement de droite, celui d'André Tardieu que Laval refait son entrée au gouvernement. Ministre du travail, il use de ses qualités de négociateur pour désamorcer les grèves du Nord et fait passer une loi sur les Assurances sociales qui concerne six millions de salariés. Tardieu et Laval resteront alliés, Laval sera ministre dans tous les gouvernements Tardieu et ce dernier dans tous les gouvernements Laval9. Septembre 1931, lors d'un voyage officiel à Berlin, André François-Poncet, ambassadeur de France, Pierre Laval, président du conseil et Aristide Briand, ministre des Affaires étrangères, les deux derniers soulevant leurs chapeaux. Le 30 janvier 1931, Laval devient président du conseil, avec la même majorité que Tardieu, formée de modérés et de radicaux. À cette époque, la France n'a pas encore subi les effets de la Grande dépression Laval va mettre la prospérité apparente de la France au service d'une politique pacifiste amorcée par Briand à Locarno. D'ailleurs, Briand, de plus en plus malade reste ministre des Affaires étrangères. Laval négocie avec le chancelier allemand Brüning, accorde un crédit à la Reichsbank et se rend à Berlin avec Briand. Brüning avait obtenu des nazis berlinois que les SA ne se montrent pas pendant le séjour des Français. Face à la presse, Laval déclarera « une collaboration loyale s'impose ». De retour à Paris, sur demande du ministre Laval demande à la Banque de France d'acheter de la Livre anglaise, sans éviter la dévaluation de cette dernière ce qui coûtera fort cher à la France10. En octobre 1931, Laval se rend aux États-Unis. Au cours d'une tournée triomphale, il rencontre le président Herbert Hoover et les isolationnistes. Il est proclamé man of the year par le Time Magazine, seul Français avec le Général de Gaulle à avoir reçu le titre. En février 1932, la crise arrive en France, et le gouvernement Laval tombe pour une histoire de loi électorale11. Deux ans éloigné du pouvoir, juste après la crise du 6 février 1934, Laval rentre dans le gouvernement Doumergue où cohabitent aussi Herriot et Tardieu. Après l'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler, en Allemagne, le ministre des Affaires étrangères Louis Barthou tourne le dos à la politique de Briand et entreprend de nouer des alliances contre l'Allemagne. Barthou décède le 9 octobre 1934 lors d'un attentat visant le roi Alexandre 1er. Laval prend la succession de Barthou. Dans l'esprit de Barthou, la guerre était admise, dans celui de Laval, elle est impensable12. En poste aux Affaires étrangères, Laval commence par abandonner l'idée d'un traité militaire avec l'URSS qui aurait pu entraîner la France dans une guerre malgré elle au profit d'alliances avec les pays d'Europe centrale et orientale réunis dans la Petite Entente. Le premier déplacement du nouveau ministre sera pour rencontrer Benito Mussolini à Rome, en janvier 1935. Les deux hommes parlent de l'Éthiopie. Là où Mussolini croit comprendre un feu vert pour la colonisation du royaume africain, Laval croit autoriser une simple pénétration économique. L'Allemagne est désigné comme l'ennemi commun, et les deux chefs d'état-major, le maréchal Badoglio et le général Gamelin travaillent ensemble dès la fin du mois. En avril, une rencontre à Stresa réunissant Mussolini et les chefs de gouvernement français et anglais semble conforter l'alliance franco-italienne13. Réunis pour l'enterrement de Pi?sudski,en mai 1935, Józef Beck ministre des Affaires étrangères polonais, Ignacy Mo?cicki, président et Pierre Laval Le 13 mai 1935, l'antisoviétique Laval part pour rencontrer Staline à Moscou. Il en rapportera un traité absolument inoffensif qui ne peut entraîner la France dans une guerre qu'elle n'aurait pas voulue. Sur le chemin du retour, Laval s'arrête à Cracovie pour assister aux obsèques de l'ancien maître de la Pologne Pilsudski. Il en profite pour rencontrer son successeur le colonel Beck, ainsi que l'envoyé d'Hitler, Göring, à qui il explique qu'un accord franco-allemand ne pourra pas être réalisé sans garantie pour les petits pays alliés de la France14. Dans les jours qui suivent le retour de Laval à Paris, le gouvernement Flandin tombe et le 7 juin, Laval qui vient de présenter un « gouvernement d'union nationale », c'est-à-dire une coalition disparate, au président Albert Lebrun obtient la confiance du parlement. La situation économique de la France est alors au plus bas. Une fuite des capitaux massive vers la Suisse a eu raison de la politique d'assainissement du gouvernement précédent. Suivant l'exemple de Poincaré en 1924, Laval obtient du Parlement le pouvoir de gouverner par décret-loi, transformant ainsi l'ancienne démocratie parlementaire en une sorte de dictature républicaine. Pour réduire les dépenses de l'État, les salaires des fonctionnaires sont réduits de 3 % pour les bas salaires à 10 % pour la haute fonction publique. Lors du défilé du 14 juillet 1935, 500 000 manifestants protesteront contre les décrets-lois, avec la participation des futurs dirigeants du Front populaire (France), Édouard Daladier, Léon Blum et Maurice Thorez. Laval est lâché par la presse du groupe Patenôtre. Les Croix-de-feu recrutent à tour de bras et se répandent dans les rues. La popularité de Laval n'est cependant pas encore complètement rongée. Aux élections sénatoriales de novembre, il est élu à la fois dans le Puy-de-Dôme et dans la Seine15. Les résultats de la politique déflationniste de Laval ne sont pas nuls en termes d'équilibre budgétaire et de baisse des prix, mais le chômage continue de croître. Aux difficultés intérieures s'ajoute l'échec de la politique italienne : lorsque le Duce déclenche en octobre 1935 l'invasion de l'Ethiopie, Laval prépare un plan de compromis avec le britannique Samuel Hoare, secrétaire d'état aux Affaires étrangères, pour éviter de devoir appliquer des sanctions à l'égard de l'Italie. Mais le plan Laval Hoare est un échec et les sanctions de Paris et de Londres contribueront au rapprochement Rome-Berlin et à la constitution de l'Axe. La défection d'Édouard Herriot et des ministres radicaux provoque finalement la chute de son gouvernement. Selon les mots de son biographe, « De son impopularité, il va tirer un amer orgueil, et la certitude d'avoir raison contre tous »16. En janvier 1936, à l'approche du Front populaire, Laval est écarté du pouvoir et il ne participera plus à aucun gouvernement jusqu'au 16 juin 1940. Pendant cette période, il reste maire d'Aubervilliers et sénateur du Puy-de-Dôme. Il passera plus de temps en Auvergne qu'à Paris. Le gouvernement du Front populaire de Léon Blum mène une politique économique à l'opposé de la politique déflationniste de Laval qui devient avec Maurras, La Roque et Doriot une cible privilégiée des journaux du Front populaire17. En novembre 1936, Laval reçoit à Chateldon les émissaires de Staline Jacques Sadoul et Ian Roudzoutak qui le sondent pour éventuellement remplacer Léon Blum avec le soutien des communistes. Laval ne donnera pas suite à la proposition18. En fait, la peur d'une insurrection communiste pousse Laval à prendre contact avec le caudillo espagnol Franco19. Aucune démarche en ce sens ne sera faite vis-à-vis des fascistes italiens ou des nazis. En mars 1936, lors de la remilitarisation de la Rhénanie décidée par Hitler le gouvernement Sarraut, emporté par ce qu'on a appelé une « tornade pacifiste » pratiqua une politique de renoncement à laquelle Laval était tout à fait étranger20. En 1939, quelques mois après les Accords de Munich, dans une séance du Sénat à huis-clos, Laval met Daladier en position d'accusé lui reprochant son renoncement face à Hitler et plaidant encore pour l'alliance italienne21.
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