Pierre Cortellezzi Orgue Cathédrale Nancy
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Mar 23, 2021
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Mar 20, 2021
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Description
Pierre Cortellezzi ?– 25 Années D’Orgue À La Cathédrale, Une Histoire D’Amour
Label: Cortellezzi ?– COR 001 Format: Vinyl, LP, Album, StereoCountry: France Sortie: 1975 Genre: Classical Style:
Tracklist Masquer Crédits
A1 Pastorale Composed By – César Franck A2 Placare Christe Composed By – Pierre Cortellezzi A3 Prélude Liturgique N°15 Composed By – Gaston Litaize A4 Prélude Liturgique N°19 Composed By – Gaston Litaize B1 Toccata Composed By – Charles-Marie Widor B2 Impromptu Composed By – Louis Vierne B3 Te Deum Composed By – Jean Langlais B4 Ave Maria Composed By – Jean LanglaisSociétés, etc.
- Recorded At – Cathédrale Notre-Dame-de-l'Annonciation, Nancy
- Pressed By – Pathé Marconi
- Recorded By – Maurice Precheur
Pierre Cortellezzi est un organiste français né à Pont-Saint-Vincent le 17 mars 1926, décédé à Nancy le 20 novembre 2015, titulaire du grand orgue de la cathédrale de Nancy. Issu d'une famille de musiciens, Pierre Cortellezzi découvre l'orgue à 7 ans aux côtés de son grand-père qu'il remplace à la tribune de Pont-Saint-Vincent. À 14 ans, il poursuit des études au Conservatoire de Nancy dans la classe de Louis Thirion et à 15 ans il obtient les premier prix d'orgue, piano, harmonie et improvisation. En 1950, alors qu'il n’a que 24 ans, il devient titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Nancy. En 1954, il est nommé professeur au Conservatoire de cette ville, et en 1990 directeur-adjoint. Son enseignement a permis la floraison d'organistes éminents et titulaires de nombreuses tribunes en Lorraine. En 1968, il crée avec Dino Tomba le duo « Trompette et Orgue » qui remporte un immense succès en Lorraine et en Allemagne. En 1971, il devient la clé de voûte du « Trio Récital » qu’il fonde avec Dino Tomba et Jacques Mule et écrit pour ce trio de nombreux arrangements pour trompette, flûte et orgue. Le Trio Récital donne plus de mille concerts en France, Allemagne, Autriche et Italie. Ce succès durera 30 ans. Pierre Cortellezzi a créé ses propres arrangements pour orgue et pour le duo « Trompette et Orgue » qu'il a formé plus tard avec François Herbeuval, sur des thèmes de grands compositeurs ou des thèmes populaires. Il a réalisé de nombreux enregistrements2 et donné régulièrement des concerts, notamment à la cathédrale dans le cadre des « Heures de musique spirituelle ». Pierre Cortellezzi a connu aussi des moments d'extrême émotion quand il a joué pour Mgr Roncalli qui allait devenir Jean XXIII, et pour le pape Jean-Paul II en octobre 1988. Il a joué lors de grands concerts organisés à l'occasion de ses jubilés, pour des cérémonies civiles et militaires ou pour l'installation de nombreux évêques. En 1998, par décision pontificale, il a été nommé Chevalier de l'Ordre équestre de Saint-Grégoire-le-Grand. La même année, il est nommé Chevalier des Arts et Lettres. Le dimanche 28 novembre 2010, un grand concert est organisé à la cathédrale pour fêter ses 60 ans de tribune. Enfin, le 1er novembre 2011, il est élevé au grade de Commandeur de l'Ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, insigne remis par Mgr Jean-Louis Papin, primat de Lorraine et évêque de Nancy et de Toul. Le 19 mai 2018 est organisée une messe à la mémoire des grands organistes dernièrement décédés, par l'association des amis de l'orgue ; Pierre Cortellezzi se trouve parmi les organistes dont il est fait mémoire, aux côtés de Suzanne Chaisemartin, Marie-Claire Alain, Michel Chapuis et Pierre Pincemaille.
La cathédrale de Nancy
Pour des raisons politiques, le duc Charles III désirait vivement que sa capitale devienne le siège d'un diocèse. Il n'obtint, en 1602, qu'un chapitre primatial. La primatiale fut placée sous le vocable de Notre-Dame-de-l'Annonciation. Le duc voulut construire une majestueuse église au centre-ville. Il changea d'avis et choisit finalement le nord-est de la ville. Une petite église provisionnelle fut élevée à proximité de ce terrain.
La guerre de Trente Ans repoussa, à la fin du XVIIe siècle, la construction de l'édifice. Les premiers plans furent demandés en 1700 à Giovanni Betto qui s'inspira de l'église romaine de San Andrea della Valle. Les murs de la nef furent élevés assez rapidement sous la surveillance de Betto. De 1709 à 1715, les travaux furent interrompus. Entre temps, Betto reçut de sévères critiques de la part du grand architecte français Jules Hardouin-Mansart qui préconisa d'équilibrer les volumes par l'établissement d'un dôme à lanternon à la croisée du transept. En 1720, les voûtes de la nef étaient achevées. En 1722, à la mort de Betto, l'architecte Germain Boffrand reprit alors le flambeau et termine les travaux à l'économie (entre autres, sans le dôme); on lui doit le dessin des tours à lanternons (1729) et celui des stalles du choeur. La façade fut terminée en 1736.
Le 1er novembre 1742, la première messe fut célébrée dans la nouvelle église tandis que les aménagements intérieurs se poursuivaient. L'église primatiale devint cathédrale lorsqu'en 1777 on constitua, aux dépens de l'antique diocèse de Toul, celui de Nancy.
Durant la Révolution, la cathédrale connut malheureusement le sort commun réservé alors aux monuments religieux : le sanctuaire fut profané, les sculptures des façades (oeuvres de Dieudonné, Lemoine, Pousset, Hennequin, et Chauvel) furent bûchées, et son trésor fut envoyé à la fonte en 1792.
Après le rétablissement du culte, la cathédrale fut restaurée et différentes oeuvres d'art y furent transportées. Elle devint le refuge d'oeuvres à thèmes religieux dont les églises destinataires avaient disparu. Enfin, la cathédrale fut élevée au rang de basilique privilégiée par le pape Pie IX, en 1867.
Au plan architectural, l'édifice est de plan basilical, avec trois travées ainsi que des bas-côtés sur lesquels ouvrent des chapelles latérales. Le choeur est flanqué de deux absidioles, avec sur les côtés des chapelles latérales fermées par des grilles aux formes rococo, oeuvres de Jean Lamour et de François Jeanmaire. Une abside profonde termine le choeur, elle est accostée à l'est par une sacristie, à l'ouest par la salle capitulaire. Les grandes arcades de la nef sont séparées par des pilastres couronnés de chapiteaux corinthiens. La croisée du transept est marquée par une modeste coupole (15 m/49 pieds de diamètre et 7,3 m/24 pieds de hauteur) sur pendentifs de 13 m/42,6 pieds de longueur, où Joseph Jacquart réalise, de 1723 à 1727, une vaste fresque représentant la gloire céleste, comprenant 150 figures, dont les plus grandes atteignent 5,3 m/17 pieds de hauteur.
Les orgues
L'orgue de tribune
Un premier instrument est construit de 1756 à 1763 par Nicolas et Joseph Dupont sur une tribune de pierre dessinée par Jean-Nicolas Jennesson, et réalisée par Barthélémy Mesny. L'instrument est réceptionné par Joseph Marchal.
En 1788, Jean-François Vautrin effectue des travaux sur l'orgue, qui sont réceptionnés par l'organiste Nôtre en janvier 1789. Le même facteur intervient de 1808 à 1814 pour des réparations et, finalement, agrandit l'instrument avec notamment l'installation de la première Bombarde 32' en France.
Les frères Claude effectuent des réparations et des augmentations en 1837 et en 1843.
Le 27 novembre 1857, Aristide Cavaillé-Coll soumet un devis pour reconstruire l'instrument et le transformer en un instrument symphonique. Le devis est pour un instrument de 62 jeux répartis sur 4 claviers manuels pour un total de 3 612 tuyaux, et ce, au coût de 50 250 francs. La construction se déroula de 1857 à 1861. L'instrument fut reçu par l'organiste Théophile Stern, le 20 novembre 1861.
Un relevage fut exécuté par Aristide Cavaillé-Coll, en 1881, pour la somme de 10 000 francs.
Le 9 août 1906, le buffet est classifié « monument historique » puis le 22 septembre 2003, à titre « d'objet historique ».
En 1921, le facteur Charles Mutin répare les dégâts causés par la Première Guerre mondiale. Puis, avec la déclaration de la Seconde Guerre mondiale, l'instrument échappe à l'électrification de la transmission projetée par le facteur Roethinger.
De 1963 à 1965, la firme Haerpfer-Erman procède à une restauration de l'instrument en le transformant en instrument néo-classique. Les flûtes octaviantes sont recoupées et de nouvelles mutations et mixtures sont installées en réutilisant ou en remplaçant du matériel de Cavaillé-Coll. L'instrument restauré est inauguré par Gaston Litaize.
En 1975, la firme Haerpfer-Erman effectue des réparations et quelques petites modifications qui n'affectent pas l'esthétique de l'instrument.
Le 22 septembre 2003, la partie instrumentale de l'instrument est classifiée à titre « d'objet historique ».
L'orgue de choeur
L'orgue de choeur a été construit en 1844 par le facteur Joseph Cuvillier. L'instrument a été restauré en 1912 par la firme Kuhn Orgelbau.
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