Rare Programme Yves SAINT-LAURENT / Roland PETIT - Ballets Cyrano 1959
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Jun 27, 2018 Sold Date
Jun 19, 2018 Start Date
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Description


Ballets de Paris Roland Petit, costumes et couverture d'Yves Saint-Laurent (1959)


Intéressant programme des Ballets de Paris de Roland Petit pour l'année 1959. 

C'est Yves Saint-Laurent alors directeur artistique de la maison Christian Dior qui réalise les costumes du ballet et signe la couverture.

Dimensions 280 x 220 mm Description 32 pages sous couverture illustrée d'un dessin d'Yves Saint-Laurent. Etat Bel état intérieur , quelques traces sur la couverture. Manquent les agrafes (à ré-agraffer) 

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Plus d'infos sur YVES SAINT LAURENT 

Yves Mathieu-Saint-Laurent, dit Yves Saint LaurentN 1, né le 1er août 1936 à Oran en Algérie2,3 et mort le 1er juin 2008 à Paris en France, est un grand couturier français, l'un des plus célèbres au monde et dont les collections de haute couture font partie de l'histoire du xxe siècle.

Yves Mathieu-Saint-Laurent naît à Oran où il passe sa jeunesse, avant d'arriver à Paris pour travailler chez Dior. Dessinateur doué, son influence va en grandissant dans cette maison jusqu'à remplacer Christian Dior à la mort soudaine du couturier. Yves Saint Laurent y connaît alors un triomphe à l'âge de vingt et un ans seulement, dès la première collection « Trapèze ». Quelques années plus tard, il quitte la prestigieuse maison de l'avenue Montaigne pour fonder l'entreprise qui porte son nom, avec son compagnon Pierre Bergé qui ne le quittera plus jusqu'à sa mort. La première collection haute couture est présentée en 1962 ; elle sera suivie de la robe Mondrian ou la collection « Pop Art » qui rappellent son goût pour l'art, puis Le smoking et le tailleur-pantalon hérités du vestiaire masculin, la saharienne qu'il transforme d'un vêtement fonctionnel en un élément chic, les cuissardes, les blouses transparentes qui font couler tant d'encre dans la presse en pleine révolution sexuelle… Épris d'exotisme tout au long de sa vie, il est le premier à engager pour ses défilés des mannequins d'origine asiatique ou africaine. Moderniste et en phase avec son époque, il crée en parallèle à la haute couture, son prêt-à-porter de luxe sous le nom de rive gauche ; celui-ci deviendra un exemple pour de nombreux autres couturiers. Ces années là, Yves Saint Laurent découvre le Maroc où il achètera une quinzaine d'années plus tard le jardin Majorelle.

Dans les années 1970, la collection « Libération » marque les esprits ; par la suite, plusieurs autres défilés rendent hommage aux peintres, tels que Matisse ou Van Gogh, à ses inspirations lointaines comme la Russie avec la collection « Opéra-Ballets-Russes » ou l’Asie. Il connait également les excès de l'alcool, de la drogue, des médicaments, ses « faux amis ». Lors de la décennie suivante, il présente la collection « Picasso » une fois de plus référence à l'art. Durant ces années, l'entreprise croît par le succès des cosmétiques ou accessoires. Le couturier est alors récompensé d'un Oscar de la mode. À la fin des années 1990, lassé de dessiner le prêt-à-porter, il se concentre sur la haute couture pour l'abandonner finalement en 2002.

Perpétuellement entouré et inspiré par les femmes, de Victoire à Betty Catroux, de Catherine Deneuve à Katoucha, Yves Saint Laurent sait au cours de sa carrière créer pour elles, et laisse à sa mort en 2008 un héritage majeur pour la mode ainsi que de nombreux classiques de la garde-robe féminine. Les musées, le cinéma ou les éditeurs ne cesseront de lui rendre hommage.


Alexandre Mathieu (1672-1742), originaire de Metz, qui a siégé au conseil souverain de Colmar (créé après l'union de l'Alsace à la France en 1648), ainsi que sa femme Jeanne Françoise (de) Faviers, sont les auteurs des deux branches de l'importante famille de robins du nom de Mathieu en Alsace : celle – cadette et fixée à Strasbourg – des Mathieu (de) Faviers, dont sont issus les trois frères Jean-Michel Mathieu-Faviers, François-Jacques-Antoine Mathieu de Reichshoffen et Philippe-Gaétan, baron Mathieu de Faviers (anobli sous la Restauration4), ou encore Françoise Hélène Mathieu de Faviers (1757-1840), grand-mère de Jules Massenet5 ; et celle – aînée – des Mathieu (de Heidolsheim), avec pour principale illustration Joseph Ignace (1754-1833), cousin germain des précédents (et beau-père de Méneval), maire et châtelain de Saint-Forget, créé baron de l'Empire et de Mauvières par Napoléon Ier, dont il a été le notaire (et le tuteur de son fils naturel Charles Léon)6.

C'est du frère aîné du baron de Mauvières, Michel Léonard (1747-1811), avocat au conseil souverain d'Alsace puis conseiller à la cour d'appel de Colmar5, que descend le rameau Mathieu dit Saint-Laurent (devenu Mathieu-Saint-Laurent), allié aux Veron et établi, après la défaite de 1870, en Algérie. En effet, son petit-fils, Charles Jules Mathieu dit Saint-Laurent (1831-1877), avocat et adjoint au maire de Colmar, part en 1871 pour Oran pour ne pas devenir Allemand ; Émilie Leblond, son épouse franco-mexicaine, est restée dans les mémoires pour avoir été choisie comme modèle par Bartholdi pour l'Océanie de sa Fontaine des Cinq Continents à Colmar7, en raison de ses ascendances amérindiennes8.

Charles Mathieu-Saint-Laurent (1909-1988), leur petit-fils, est président d'une compagnie d'assurances et propriétaire d'une chaîne de salles de cinéma présente dans plusieurs pays d’Afrique du Nord ; sa femme, Lucienne Wilbaux (1914-2010), également native d'Oran9, fille de l'ingénieur belge Edmond Wilbaux et de Marianne Émilie Muller, donne naissance à un fils aîné, Yves Henri Donat, et à deux filles, Michèle et Brigitte (1945-2015), élevés à Oran. C'est sa mère qui transmet au futur grand couturier son goût pour la mode10.

En 1955, après un bref passage par l’École de la chambre syndicale de la couture parisienne à Paris, il est présenté, par Michel de Brunhoff, directeur de Vogue France, à Christian Dior qui l’engage aussitôt comme assistant.

À la mort de ce dernier, en 1957, Saint Laurent prend la direction artistique de la maison Dior. Il présente sa première collection, dite « Trapèze », en janvier 1958, qui connaît un immense succès. Appelé à faire son service militaire et hospitalisé au Val-de-Grâce pour « dépression11,12 », il est licencié par la maison Christian Dior en 1960 et remplacé par Marc Bohan.


Yves Saint Laurent décide, en association avec Pierre Bergé qu’il a rencontré en 1958, de créer sa propre maison de couture, grâce au soutien financier du milliardaire américain J. Mack Robinson (en). Les deux hommes font également appel au graphiste Cassandre en 1961 pour la réalisation du logo de la marque.

La première collection est présentée, le 29 janvier 1962, au 30 bis rue Spontini à Paris ; ils y resteront douze années pendant lesquelles Yves Saint Laurent créera le vestiaire de la femme moderne : il réinvente le caban et le trench-coat dès 1962, instaure pour les femmes le premier smoking en 1966, la saharienne et le premier tailleur-pantalon en 1967, les premières transparences et la première combinaison-pantalon en 1968… En se servant des codes masculins, il apporte aux femmes l’assurance, l’audace et le pouvoir, tout en préservant leur féminité13. Son regret, a-t-il affirmé, est de ne pas avoir inventé le jean.

Saint Laurent souhaite habiller toutes les femmes, et pas seulement les riches clientes en haute couture : sa boutique Saint Laurent rive gauche, ouverte en 1966 à Paris, est la première boutique de prêt-à-porter portant le nom d’un grand couturier. Les collections, dessinées spécifiquement pour le prêt-à-porter, sont réalisées par un industriel extérieurN 2. Le succès est immédiat : des boutiques ouvrent partout en France, à New-York en 1968, à Londres en 1969, la même année que la première boutique homme.

Depuis la fin des années 1950, et tout au long de sa carrière, Yves Saint Laurent crée également des costumes pour le théâtre, le ballet et le cinéma. Il collabore avec Roland Petit dès 1959 en dessinant les costumes du ballet Cyrano de Bergerac, puis avec Claude Régy, Jean-Louis Barrault, Luis Buñuel, François Truffaut, Alain Resnais (Stavisky, 1974)... et habille Jean Marais, Zizi Jeanmaire, Arletty, Jeanne Moreau, Claudia Cardinale (La panthère rose, 1963) Isabelle Adjani, Catherine Deneuve, avec qui il tisse une amitié fidèle, et qu'il appelle son « porte bonheur ».

Il est un des premiers créateurs à faire défiler des mannequins noires : Fidelia devient la première en 1962, suivent Katoucha Niane, Pat Cleveland, Rebecca Ayoko ou Iman.

Ses autres muses sont Victoire, qui fut l'un de ses premiers mannequins dont il fait la connaissance chez Dior, Betty Catroux avec laquelle il se sentait le jumeau (il est le parrain de sa fille Claude), Danielle Luquet de Saint Germain14, Loulou de la Falaise15, l'actrice Talitha Pol-Getty (en). Parmi les plus fameuses ambassadrices de la marque auprès de la jet-set et de la bourgeoisie des années 1970 au début des années 1980, on compte les femmes du monde Nan Kempner ou Diane Boulting-Casserley Vandelly.

En 1974, Saint Laurent et Pierre Bergé installent la maison de couture au 5 avenue Marceau à Paris, où Saint Laurent affirme son style. Dans ses collections de haute couture, il rend hommage aux peintres, en 1965 avec les robes Mondrian, en 1966 avec les robes "pop art" et son hommage important à l’Afrique en 196716. Dans les années 1970, il présente des collections-hommage à Picasso et à Diaghilev, et des hommages à Matisse, Cocteau, Braque, Van Gogh, Apollinaire, dans les années 1980.

Le 1er décembre et le 1er juin de chaque année, Saint Laurent s'installe à Marrakech pour dessiner pendant quinze jours sa collection de haute couture. Le Maroc, qu’il a découvert en 1966, aura une grande influence sur son travail et ses couleurs, tout comme ses voyages imaginaires : le Japon, l’Inde, la Russie, la Chine, l’Espagne sont autant de sources d’inspirations pour ses collections.

En 1980, il rachète avec Pierre Bergé le jardin Majorelle, un jardin botanique de Marrakech créé par le peintre français Jacques Majorelle, qu'ils ouvrent au public.

À l'initiative de Diana Vreeland, le Metropolitan Museum of Art de New-York lui consacre une rétrospective en 1983 : c’est la première fois qu’un créateur de mode vivant expose dans ce musée. De grandes expositions seront présentées par la suite à Pékin, Moscou, Sydney, Tokyo et à Paris, au musée des Arts de la Mode, en 1986.

En 1990, une collection « Hommages » est réalisée autour de célébrités comme Marilyn Monroe, Catherine Deneuve, Zizi Jeanmaire, Marcel Proust ou Bernard Buffet.

En 1998, Saint Laurent met en scène trois cents mannequins sur la pelouse du Stade de France à l’occasion de la Coupe du monde de football. Événement majeur qui diffuse les créations de Saint Laurent dans tous les foyers par l'intermédiaire de la télévision.

Le 7 janvier 2002, il annonce lors d’une conférence de presse qu’il met fin à sa carrière. Le 22 janvier suivant, au Centre Pompidou, un défilé rétrospectif retrace quarante années de création en plus de 300 modèles, dont sa dernière collection Printemps-été 2002.

Saint Laurent se consacre désormais aux activités de la fondation Pierre Bergé - Yves Saint Laurent, créée en 2002.

Le 1er juin 2008, Saint Laurent meurt à son domicile parisien au 55 rue de Babylone17, dans sa soixante-douzième année des suites d'un cancer du cerveau18.

Au cours de ses obsèques célébrées à l'église Saint-Roch, Pierre Bergé prononce un discours en présence de la mère du défunt et de nombreuses personnalités des médias et de la politique, Catherine Deneuve et Laetitia Casta, le président de la République Nicolas Sarkozy et son épouse Carla Bruni, Bernadette Chirac, Farah Pahlavi (veuve du Shah d'Iran), de personnalités de la mode (Jean-Paul Gaultier et Valentino), et de patrons d'industrie (Bernard Arnault et François Pinault)19,20.

Ses cendres sont déposées dans sa villa de Marrakech au cœur du jardin Majorelle.


Plus d'infos sur ROLAND PETIT :

Roland Petit, né le 13 janvier 1924 à Villemomble2,3 et mort le 10 juillet 2011 à Genève4, est un chorégraphe et danseur français.

Aîné de la famille, Roland Petit est le fils de Rose Repetto, créatrice de la marque de chaussons de danse et d'Edmond Petit. Son frère est Claude Petit. Il se forme à l'école de ballet de l'Opéra de Paris auprès de Gustave Ricaux et Serge Lifar2 et entre dans le corps de ballet en 1940. Il fonde les Ballets des Champs-Élysées en 1945 et les Ballets de Paris en 1948, au Théâtre Marigny, avec Zizi Jeanmaire comme danseuse étoile, qui devient son épouse en 1954, et avec laquelle il a une fille, Valentine Petit.

Il collabore avec Serge Gainsbourg, Yves Saint Laurent et César et participe à plusieurs films français et américains, notamment en 1960 avec 1-2-3-4 ou les Collants noirs de Terence Young, dont il signe les chorégraphies5. Ce film regroupe quatre ballets de Roland Petit (Carmen - La Croqueuse de diamants - Cyrano de Bergerac - Deuil en 24 heures). Il revient à l'Opéra de Paris en 1965 pour y monter Notre-Dame de Paris (musique de Maurice Jarre). Il règle encore des ballets pour les plus grands théâtres de France, d'Italie, d'Allemagne, de Grande-Bretagne, du Canada et de Cuba. En 1968, son ballet Turangalîla provoque une petite révolution au sein de l'Opéra de Paris.

En 1972, avec la pièce Pink Floyd Ballet, il fonde le Ballet national de Marseille, qu'il dirigera pendant vingt-six ans.

Pour les décors de ses ballets, il travaillera en étroite collaboration avec le peintre Jean Carzou (1907-2000), mais aussi avec d'autres artistes comme Max Ernst et Bernard Quentin6.

Auteur de plus de cinquante créations abordant tous les genres, il chorégraphie pour une pléiade de grands danseurs internationaux. Il refuse les effets techniques gratuits, ne cesse de renouveler son style et son langage et est passé maître dans l'art du pas de deux et du ballet narratif, mais il réussit aussi dans l'abstraction.

Il collabore aussi avec les nouveaux réalistes tels que Martial Raysse, Niki de Saint Phalle et Jean Tinguely.

Le Jeune Homme et la Mort de 1946 (livret de Jean Cocteau) est considéré comme son chef-d'œuvre absolu et son travail le plus connu7, la chorégraphie et les costumes étant d'une étonnante modernité.

Dans son ballet de 1949 Carmen, il fait un usage inhabituel de l'en-dedans, tandis qu'il donne un traitement non figuratif à Turangalîla.

Il meurt à 87 ans, des suites d'une leucémie foudroyante4 et repose dans la 13e division du cimetière du Montparnasse à Paris.

De 1942 à 2008, Roland Petit a créé 176 chorégraphies[réf. nécessaire] dont :

  • Guernica (1945)
  • Les Forains (1945)
  • Le Jeune homme et la Mort (1946)
  • Carmen (1949)
  • Ballabile (1950)
  • Le Loup (1953)
  • Notre-Dame de Paris (1965)
  • Paradise Lost (1967)
  • Pink Floyd Ballet (1972 et au-delà)
  • Roland Petit Ballet (1973)
  • Proust, ou les Intermittences du cœur (1974)
  • Coppélia (1975)
  • La Symphonie fantastique (1975)
  • Le Fantôme de l’Opéra (1980)
  • Les Amours de Frantz (1981)
  • Les Quatre Saisons (la musique d'Antonio Vivaldi, 1984)
  • The Blue Angel (1985)
  • Clavigo (1999)
  • Les Chemins de la création (2004)


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